Bon Bon Bon, je me lance dans la critique d'un jeu en sachant parfaitement que l'épouse de Thabanne va me vouer aux gémonies si d'aventure son petit mari décidait de l'acquérir....ouais !!!!!
Les mots The Elder Scrolls ont la curieuse propriété de mettre les geeks de tous horizons dans un état second, caractérisé par les yeux dans le vague, l'écume qui monte aux lèvres et une séance dont la longueur dépend fortement de la présence de leur conjoint à base de réminiscences nostalgiques, souvent suivie d'un rush vers le plus proche PC en vue de la réinstallation d'un épisode de cette merveilleuse série, juste histoire de... Et Skyrim, le 5e opus (sans compter les quelques ovnis qui gravitent autour), risque fort de marquer de nombreux joueurs, assurant aux pépés dans mon genre - qui se rappellent encore Arena (le premier-né) - de nombreuses heures d'écoute.........non, je vous rassure, j'y crois pas, mais j'ai bien le droit de me faire plaisir non ?
Car c'est exactement ce dont nous parlons, de pur plaisir ! Lequel est d'ailleurs mâtiné d'une addiction certaine, la bête s'avérant résistante : de très très très nombreuses heures de jeu en perspective. Mais je m'égare, donc retour aux fondamentaux : le principe des différents TES réside dans leur titre...les parchemins des anciens (oui oui, c'est la traduction de The Elder Scrolls) sont en effet de puissants artefacts divinatoires qui recensent la saga de plusieurs héros, j'ai nommé les joueurs eux-mêmes, qui vont, jeu après jeu, se retrouver au centre d'événements qui marqueront de leur empreinte le continent de Tamriel. Alléchant non ?
Parmi les autres caractéristiques de ces jeux (il s'agit de généralités, car depuis 1994 - date de sortie d'Arena - ils ont connu des évolutions profondes du fait notamment de la technique et des exigences des joueurs), il y a en vrac des aspects profondément politiques, les héros se retrouvant au centre de luttes entre factions, guildes... opposées, des démélés avec le système judiciaire, la carrière des joueurs commençant souvent en prison ou en esclavage, et une immense liberté d'action. Tout pour faire rêver, d'autant plus que la licence se caractérise par une grande cohérence, les éléments des différents opus se répondant par l'intermédiaires de livres, quêtes, personnages plus ou moins légendaires... (rien de plus jouissif lorsqu'un quidam vous parle d'un héros du passé et que vous vous rendez compte qu'en fait....C'EST VOUS, ou plus exactement votre personnage lors d'un opus précédent).
A noter, les éditeurs de ces épisodes sont restés à l'écoute de leurs joueurs et ont fait tester, au fil du temps, plusieurs idées par le biais de mods (les sources étant souvent mises à disposition de la communauté). Et lorsqu'une idée fonctionne....pan, on la retrouve dans le TES suivant ! A noter également, les heureux possesseurs de PC puissant pourront améliorer grandement les graphismes ou même modifier entièrement le monde une fois ce dernier entièrement exploré, merci aux acharnés de moddeurs.
Juste pour information, quelques liens, histoire de prendre conscience de la qualité et de la profondeur de ce monde :
- D'abord, un superbe site, la grande bibliothèque de Tamriel (par curiosité, regardez la page dédiée aux bouquins, c'est effarant).
- Ensuite, le site officiel du jeu
- Last but not least, un wiki reprenant les divers opus
Et maintenant que vous en savez plus sur la série, qu'en est-il de Skyrim à proprement parler ? Pour faire simple, direct et efficace, c'est un must ! Certes, quelques esprits chagrins pourront regretter des artifices graphiques qui génèrent de temps à autre des textures grossières (rappelons à ces mêmes esprits chagrins que tout le monde n'a pas les moyens de se payer une étoile de la mort juste pour jouer avec et claquons leur le beignet, ils le méritent), ou encore une absence de gestion - même au sein d'un mode optionnel de type Hardcore, comme pour Fallout New Vegas - de la faim, soif ou du besoin de sommeil. D'autres s'apesentiront sur l'absence de localisation des dégâts, la régénération de la vie ou quelques incohérences qui émaillent la trame d'une aventure par ailleurs magistrale... Ignorez ces fâcheux et foncez : si vous êtes adepte d'une vie solitaire, passée rideaux fermés à vous nourrir de junk food éclairé par la lumière tremblotante de votre écran, les yeux rivés sur ce dernier à massacrer votre souris en tremblant pour votre personnage, qui vient de se faire surprendre par un enc...... de mort-vivant manifestement adepte de la furtivité à tel point que lorsque vous reprenez votre souffle, vous constatez que votre tranche de pizza décore dorénavant votre clavier de manière tout à fait artistique et que votre coca goutte sur la moquette, sans même parler du cendrier renversé qui participe au ciment en train de se former sous votre chaise....alors Skyrim est définitivement pour vous !!!
Bien évidemment, les moins geeks d'entre vous doivent se dire que ce jeu n'est pas pour eux, ce en quoi ils se trompent lourdement ! Mais pour le leur démontrer, je vais devoir décrire ce superbe jeu plus en détail. Donc.... Skyrim commence de manière assez classique pour un TES : le héros (ou l’héroine) que l’on va incarner est prisonnier et se retrouve face à des officiels de l'empire pour s'entendre condamner à mort, gloups ! La bureaucratie étant la même partout, l'interlocuteur qui vient de vous envoyer baiser la camarde note dûment votre identité, vous donnant l'occasion de personnaliser votre héros (race, compétences de base, corpulence... les choix sont un peu plus réduits que dans d'autres opus, les constellations notamment ont disparu, mais l'ensemble reste efficace). L’aventure prend place 200 ans après les évènements survenus dans Oblivion (le TES IV) et, comme il est d'usage, dans une autre province, Bordeciel (ou Skyrim), contrée de montagnes enneigées et de précipices abrupts. Le Haut-Roi de Bordeciel a été assassiné et vous apprenez que l'un de vos codétenus, également condamné, est son assassin. On dit même qu'il l'aurait tué en criant, antique magie nordique que vous pensiez n'être qu'une légende. Alors que la décapitation s'approche à grand pas, l'attaque d'un dragon va permetre à l’aventure de commencer. Cette scène à elle seule justifie l'achat du jeu... gravir un escalier, mains attachées, tandis qu'un dragon souffle le feu à deux pas de vous et crame sans pitié les pignoufs qui vous ont condamné quelques minutes auparavant, quel bonheur ! Sans entrer plus avant dans les détails, le joueur va rapidement s'immerger dans le sort de cette province à deux doigts de la guerre civile et pourra, au fur et à mesure de la progression, se vouer à la quête principale ou, au gré de ses envies, se consacrer à d'autres impératifs, ou tout simplement vagabonder, histoire d'admirer le paysage. D'autres impératifs ? Beeeeen, oui, il y en a quelques uns... entre la guilde des assassins qu'il convient de resusciter, la guilde des voleurs qui cherche à retrouver sa gloire d'antan, l'académie des mages qui se retrouve dans la mouise à cause de crétins qui ont exploré une ruine qu'il aurait mieux valu oublier, les compagnons qui cherchent à se défaire d'une antique malédiction ou les impériaux et les sombrages entre lesquels il faudra choisir si d'aventure vous décidiez de favoriser l'un des clans de cette guerre civile qui, du fait de votre intervention, va rapidement faire un peu plus que simplement couver...le temps de jeu est tout simplement démentiel. Alors bien sûr me direz-vous, il y a bien les jeux en ligne qui......certes ! Mais, depuis Ultima Online et les centaines d'heures claquées en étripage de gobelin, je me suis juré de ne plus y toucher, donc on élimine cet argument, c'est comme ça, je suis chez moi !
Pour être tout à fait honnête, et sans verser dans le massivement multijoueurs, j'aurais apprécié un mode collaboratif, qui aurait démultiplié les possibilités offertes... mais bon, vu que je pourrais en parler pendant des heures, mais que je préfère les consacrer à jouer, je vais la faire courte : si vous cherchez un jeu somptueux, avec une trame solide, très bien écrite, bien doublée, une bonne immersion et la sensation d'être complètement libre (sans même parler des inspis JdR), foncez ! Mais ne venez pas vous plaindre que vous êtes devenus no-life...on vous avait prévenus !

Bon, après une longue absence, je reviens pour soumettre à votre appréciation un OVNI, dont le titre devrait interpeller les geeks les plus férus de physique (et/ou les assidus de la série The Big Bang Theory). Car José-Carlos Somoza parvient à pondre un très bon 



















Je suis dès lors dans une position assez inconfortable pour vous parler de ce bouquin : sur un plan de SF pure, il est très moyen. L'aspect cyberpunk est quant à lui trop elliptique et peu convainquant pour le classer dans ce style. L'intrigue policière est relativement simple, mais efficace. L'écriture (ou la traduction) est agréable et l'immersion est rapide et naturelle, comme un vieux gant confortable que l'on n'a pas porté depuis longtemps. Le tout serait globalement assez satisfaisant si le nom Hamilton n'apparaissait pas sur la couverture. Je sais que c'est injuste, mais une grande partie de ce qui a fait le succès de
Le Feul est donc une trilogie d'heroic-fantasy de Gaudin (au scénario) et Peynet (au dessin, donc).
Et là, c'est l'horreur. Les péripéties sont convenues. Les personnages principaux sont juste bien comme il faut, le récit est une démonstration lourdingue sur l'acceptation de la différence tout en véhiculant une gentillesse et une niaiserie à pleurer. J'imagine déjà une horrible quat' de couv' du genre "hymne à la tolérance et au respect de la vie... blablabla". Il y a la gentille (et très belle) héroïne du peuple polygame qui ne croit pas en un dieu et qui défend les droits de l'homme et du citoyen, il y a le gamin qui a perdu son frère et qui veut trouver la source du mal, le bel homme qui mourra noblement (mais de façon un peu impromptue) pour permettre au mâle de la tribu voisine, choqué par les fornications des oldis pendant ses prières, de voir l'amour au-delà du sexe, il y a la tribu du couple macho/femme soumise qui va se redécouvrir et se sacrifier noblement grâce à l'amour, le nain mal foutu mais trop malin parce qu'il ne faut pas se fier aux apparences et que la laideur permet de développer d'autres qualités, et même chez les méchants il y a des gens normaux parce qu'en fait, ce sont des humains aussi, n'est-ce pas ? Et tout ce petit monde voyage et, grâce aux diverses rencontres, découvre les coutumes des autres peuplades pour mieux nous démontrer qu'il faut aimer son prochain, être courageux, tolérant, et puis la religion c'est mal c'est que des mensonges.




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